PARCOURS DES DIPLÔMÉS

Le parcours des personnes diplômées

Vingt-cinq ans de Passeport, c'est 25 ans de diplômés. Découvrez des anciens élèves de différentes générations qui bâtissent un avenir meilleur pour eux-mêmes et pour les autres.

Richard
Evin
Trevaun
Gabrielle
Shane
Richard
Evin
Trevaun
Gabrielle
Shane
Richard

Richard

Richard compte parmi les premiers diplômés du programme Passeport à Regent Park. Aujourd'hui, il est cofondateur de Black Belt Productions et aide à raconter les histoires des jeunes de Passeport dans les communautés à travers le Canada.

Richard se décrit fièrement comme l'un des premiers « cobayes » de Passeport. Il faisait partie du premier groupe d'étudiants à avoir tenté l'aventure lorsque le programme a ouvert ses portes en 2001.

« En grandissant à Regent Park, on se méfie de ce qui semble trop beau pour être vrai, » dit Richard. Il était sceptique à l'égard de la nourriture gratuite, des fournitures scolaires et du tutorat. « Je me suis dit : "Ça semble super, mais qu'est-ce qu'il y a derrière ?" » Or, il n'y avait rien de caché.

Richard a entamé sa 9e année avec des ressources dont son grand frère et ses grandes sœurs n'avaient jamais bénéficié. Il a rapidement constaté que même de petits soutiens pouvaient faire une grande différence. Pour certains de ses camarades, c'était le tutorat qui comptait le plus. Pour d'autres, des titres de transport gratuits leur permettaient de se rendre à l'école. Pour Richard, c'est le mentorat qui l'a aidé à trouver sa voie.

Passeport invitait régulièrement des conférenciers à partager leur parcours. C'étaient des médecins, des avocats, des comptables — des gens qui avaient grandi à Regent Park, issus de familles immigrantes comme la sienne, et qui avaient bâti des carrières réussies.

« Voir des gens de la communauté dans ces rôles m'a ouvert les yeux, » raconte Richard. « Au début, je les remettais en question. Cette histoire est-elle vraie ? Mais en entendant ce qu'ils avaient traversé, j'ai réalisé que si eux pouvaient y arriver, je pouvais y arriver aussi. »

Après avoir obtenu son diplôme d'études secondaires, Richard a poursuivi le rêve qui avait pris forme grâce à ses stages : une carrière dans le cinéma. Peu après avoir obtenu son diplôme à Humber, l'un de ses premiers projets l'a ramené à Passeport.

Au fur et à mesure que le programme s'étendait au-delà de Regent Park, Richard a été engagé pour filmer les cérémonies de remise de diplômes de certaines des premières cohortes dans des communautés comme Rexdale, Lawrence Heights, Ottawa et Verdun. Au fil des années, il a aussi travaillé avec de jeunes diplômés de Passeport, les aidant à raconter leurs histoires et à mettre en lumière les obstacles qu'ils ont surmontés.

« J'ai toujours été passionné par le fait de raconter ces histoires, parce que les jeunes issus de communautés comme Regent Park ne sont pas différents des jeunes ailleurs, » dit Richard.

Nous avons la même ambition. Nous voulons bâtir quelque chose pour nous-mêmes. Nous voyons nos parents travailler dur et faire des sacrifices pour nous.

La différence, dit-il, c'est l'accès aux ressources. De la nourriture qui vous soutient tout au long de la journée. Du tutorat qui vous aide à rattraper votre retard lorsque vous jongler entre les cours et un emploi à temps partiel. Un travailleur de soutien qui peut expliquer à un enseignant que vous êtes en retard parce que vous avez déposé vos jeunes frères et sœurs — et non parce que vous êtes un mauvais élève.

« Toutes ces petites choses finissent par devenir de grandes choses, » explique Richard. « Je crois que c'est ce qui me pousse à raconter ces histoires, à montrer ce que vivent les jeunes et comment ils persévèrent. »

Depuis l'obtention de son diplôme, Richard est demeuré étroitement lié à Passeport, dirigeant le Comité consultatif des anciens élèves et voyageant de la Colombie-Britannique à la Nouvelle-Écosse pour documenter la croissance du programme à mesure que de nouveaux emplacements s'ouvraient à travers le pays. Vingt-cinq ans plus tard, l'un des premiers étudiants à rejoindre Passeport continue de raconter son histoire.

Evin

Evin

Arrivée à Saint John en tant que nouvelle venue, Evin a dû apprendre une nouvelle langue et s'adapter à une nouvelle vie. Chez Passeport, elle a trouvé sa voix et réalisé que son rêve de devenir médecin était encore possible.

Quand Evin est arrivée à Saint John en 7e année, elle faisait face à un défi qu'elle ne savait pas si elle pouvait surmonter : apprendre l'anglais. Après avoir été déplacée par la guerre et avoir vécu au Kurdistan, en Syrie et en Turquie, elle n'était pas étrangère au changement. Mais s'adapter à la vie au Canada semblait écrasant, surtout lorsqu'elle avait du mal à créer des liens avec ses camarades de classe.

« C'était un énorme choc, » se souvient Evin. « Je rentrais à la maison en pleurant parce que je voyais des gens parler anglais alors que moi je ne pouvais pas. J'essayais d'apprendre un nouveau système scolaire et une nouvelle culture, aussi. » Ayant du mal à trouver ses repères, Evin a commencé à se demander si son rêve de devenir médecin était encore à sa portée.

En grandissant, Evin avait vu ses deux parents lutter contre le cancer à différents moments. Cette expérience a défini ce qu'elle voulait faire de sa vie. « C'était une période difficile qui nous a beaucoup affectés. Cela m'a donné envie de devenir médecin pour aider les personnes et leurs proches qui vivent la même chose. » Après son arrivée au Canada, Evin n'était pas sûre qu'une carrière médicale soit possible en raison de la barrière linguistique — mais rejoindre Passeport a tout changé.

Quand Evin a commencé la 9e année, une amie lui a parlé du programme Passeport. « Je me suis dit : "Pourquoi pas ?" Je suis une personne sociable et j'aurais adoré participer à toute opportunité qui se présente. » Mais en franchissant les portes le premier jour, l'incertitude est revenue. « Je me sentais mal à l'aise et je me demandais : "Qu'est-ce que je fais ici ?" » se souvient-elle. Avec le temps, ce sentiment s'est dissipé au fil de la création d'amitiés et de la découverte d'une communauté qui croyait en elle.

Le personnel de Passeport a soutenu Evin en s'asseyant avec elle individuellement pour travailler sur des lectures et des devoirs. « Nous lisions des pages à tour de rôle, et s'il y avait un mot que je ne comprenais pas, ils expliquaient le sens de façon plus simple. » Progressivement, sa confiance a grandi et elle est devenue plus à l'aise pour s'exprimer en anglais.

À la fin du secondaire, Evin a obtenu son diplôme avec grande distinction. Elle a ensuite obtenu un baccalauréat en santé à l'Université du Nouveau-Brunswick, avec spécialisation en sciences biomédicales. Elle travaille maintenant comme assistante de recherche au Horizon Health Network tout en se préparant pour le MCAT.

En rétrospective, Evin croit que sa version de 7e année serait fière qu'elle n'ait jamais abandonné. « Elle serait heureuse que j'aie continué et que je sois arrivée là où je voulais être. »

Trevaun

Trevaun

Diplômé de Passeport Lawrence Heights, Trevaun a consacré sa carrière à soutenir les jeunes. En 2024, il a reçu le prix Jeune artisan du changement de l'Association ontarienne de logement sans but lucratif.

Trevaun avait 12 ans et peignait une murale dans son quartier quand une responsable de Toronto Community Housing l'a interpellé. « Elle m'a dit que je semblais mature pour mon âge, » se souvient-il. « Et ensuite elle m'a dit : "Je veux que tu travailles pour moi." » Trevaun faisait du bénévolat dans la communauté depuis un an, plantant des fleurs et aidant à des projets de jardinage. L'offre ne pouvait pas tomber à un meilleur moment. Sa mère monoparentale peinait à subvenir aux besoins de Trevaun et de ses sœurs. Les visites à la banque alimentaire rapportaient souvent trop peu, et à l'école, certains enseignants prédisaient ouvertement que les jeunes de Lawrence Heights ne réussiraient pas. Au même moment, un gang du quartier tentait de le recruter.

« Je me demande souvent : si je n'avais pas eu cette opportunité avec Toronto Community Housing, serais-je là aujourd'hui ? »

Trevaun a pris le rôle d'animateur jeunesse, allant de porte en porte pour inviter les résidents aux réunions communautaires. La première leçon qu'il a apprise, c'est la persévérance. Pour amener 40 personnes à participer, il devait frapper à 300 portes.

En 9e année, Trevaun a rejoint Passeport, suivant les traces de sa sœur aînée. Les laissez-passer d'autobus et les cartes d'épicerie soulageaient la pression à la maison, mais il avait besoin d'autre chose du programme. « J'adorais le sentiment de connexion, l'atmosphère dans cette pièce, » dit-il. « Mon travailleur de soutien, Zach, était simplement une personne drôle et inspirante. Il m'a vraiment aidé à me guider. » Dans ses heures libres, Zach animait des entraînements de mise en forme au centre communautaire de Lawrence Heights, créant un esprit amusant et compétitif qui remplissait le gymnase de personnes de tous âges. Avant les séances, il envoyait des messages textes à Trevaun pour s'assurer qu'il serait présent. « Il aurait pu simplement rentrer chez lui à la fin de sa journée de travail, mais il ne le faisait pas, » dit Trevaun. « C'était un acte tellement désintéressé. »

Ayant grandi sans son père, Trevaun voyait en Zach un modèle, quelqu'un qui était toujours présent pour les jeunes. C'était un exemple qu'il voulait suivre.

Après le secondaire, il a poursuivi son travail de sensibilisation avec Toronto Community Housing tout en occupant une série d'emplois pour aider à subvenir aux besoins de sa famille : préposé à l'entretien, commis de charcuterie, caissier en pharmacie, mécanicien de vélos, entraîneur de basketball. Il était aussi conseiller parascolaire au centre communautaire, aidant les jeunes à traverser les mêmes défis qu'il avait connus en grandissant. « Mon objectif était de faciliter la vie des gens, » dit-il. « Je crois que cela découlait du fait de voir ma mère se débattre. Je ne veux pas que quiconque ait à vivre ce que nous avons vécu. »

En 2019, Trevaun a fondé Mind on Strength, combinant fitness et ateliers de santé mentale pour créer un espace sûr et solidaire pour les jeunes. « Je veux que les jeunes sachent que peu importe ce qu'ils traversent, ils s'en sortiront, » explique-t-il. « Il s'agit de résilience, et tout commence dans l'esprit. »

Pour sensibiliser le public et recueillir des fonds pour le programme, Trevaun a entrepris de longues marches à travers le sud de l'Ontario, portant souvent un gilet lesté de 25 kg. À l'approche de la Fête des mères en 2024, il a marché plus de 100 000 pas de Toronto à Hamilton pour financer une journée spa pour les mères travailleuses de Lawrence Heights.

Quand les jeunes l'accompagnent dans ces marches, il partage le conseil qui l'a maintenu depuis son adolescence : continuez simplement à mettre un pied devant l'autre. « Je dis toujours aux jeunes : ce n'est pas comment vous commencez, c'est comment vous finissez, » dit-il. « Ça peut sembler une période difficile maintenant, mais un jour, une année, une opportunité peut tout changer. »

Gabrielle

Gabrielle

En tant que l'une des premières diplômées de Passeport Shawinigan, Gabrielle aide maintenant la prochaine génération de jeunes à réussir en tant que technicienne en éducation spécialisée dans les écoles du Québec.

La persévérance est un mot important pour Gabrielle. C'est ce qui l'a mise sur la voie d'une carrière en éducation spéciale, aidant les jeunes à développer des compétences pour surmonter les obstacles sur leur chemin. C'est aussi une force qui a influencé sa propre vie, lui donnant la force de faire face à un revers après l'autre.

Le premier est survenu à l'école primaire, où elle avait du mal à suivre ses camarades et a dû redoubler une année. Le deuxième a suivi peu après, lorsqu'elle a été diagnostiquée avec une difficulté d'apprentissage. « J'ai toujours été une personne heureuse et ouverte, » se souvient Gabrielle. « Mais à la fin du primaire, quelque chose a changé. »

Le secondaire a apporté de nouveaux défis. Les travaux étaient plus difficiles, et venant d'une grande famille, Gabrielle trouvait presque impossible de se concentrer dans sa maison animée. « Il y a eu un moment où je voulais abandonner, » dit Gabrielle. « Mais ma mère disait : "Non, tu vas continuer et tu vas réussir." » Sa mère avait toujours cru que, avec le bon soutien, Gabrielle pouvait réussir à l'école. Quand un travailleur de soutien de Passeport s'est présenté à leur porte pour annoncer qu'un nouveau programme avait démarré à Shawinigan, elle a inscrit sa fille ce jour-là.

« J'étais timide au début, » dit Gabrielle, se souvenant de ses premiers après-midis chez Passeport. « J'étais là pour trouver un endroit calme pour faire mes devoirs, donc je me concentrais sur ça. » Mais au fur et à mesure qu'elle a appris à connaître son travailleur de soutien, Mathieu, et l'équipe Passeport au sens large, elle a senti sa confiance commencer à grandir. L'équipe l'a aidée à développer des stratégies d'apprentissage qui fonctionnaient pour elle. Avec leur soutien et les encouragements de sa mère, Gabrielle a persévéré pendant quatre années de secondaire et a obtenu son diplôme avec sa classe.

Son prochain défi est venu pendant la pandémie, lorsque Gabrielle a commencé le CÉGEP. Le passage soudain à l'apprentissage en ligne a rendu la transition particulièrement difficile. Après un premier semestre difficile, le collège a appelé à la maison, craignant qu'elle puisse abandonner. Mais Gabrielle avait un autre plan en tête. Elle s'est appuyée sur les habitudes d'étude et les compétences d'auto-défense qu'elle avait développées chez Passeport, allégeant sa charge de cours pour qu'elle soit plus gérable et rencontrant des professeurs pour de l'aide supplémentaire.

Tout cela a payé. « Quand j'ai appris que j'avais réussi, j'ai appelé ma mère tout de suite ! Nous pleurions toutes les deux au téléphone. »

Aujourd'hui, Gabrielle travaille comme technicienne en éducation spécialisée. Quand elle encourage les autres à continuer — à se faire confiance et à ne jamais abandonner — elle parle en tant que quelqu'un qui sait ce qu'il faut pour persévérer. Elle sait aussi que la route à venir ne sera pas simple, mais elle est prête pour le défi. « Je reste concentrée sur mon objectif, qui est d'avoir un emploi stable que j'aime, » dit Gabrielle. « Me lever le matin et aimer ce que je fais. »

Shane

Shane

Lorsque Passeport Winnipeg a ouvert ses portes, Shane était un élève incertain de son avenir. Aujourd'hui, c'est un mentor qui aide les jeunes à imaginer tout ce qui est possible.

Shane a le privilège unique de travailler chaque jour aux côtés des deux personnes qu'il dit avoir changé sa vie : sa mère Tracy, et la femme qu'il appelle sa deuxième mère, Elaine. Les trois sont liés depuis l'ouverture de Passeport Winnipeg en 2010, quand Shane était un étudiant de 9e année et Tracy était une mère inquiète pour son fils.

« J'étais un enfant normal, mais un peu rebelle, » se souvient Shane. « Je voulais m'intégrer. » Ses camarades commençaient à consommer de la drogue et de l'alcool, mais Tracy était déterminée à le maintenir sur la bonne voie. Quand un dépliant sur Passeport est arrivé par la poste, elle le lui a tendu et dit : « Tu y vas. »

Shane n'était pas convaincu qu'il avait besoin du programme, mais il a accepté d'essayer. Entre le tutorat, les rencontres régulières avec son travailleur de soutien Elaine, et un endroit tranquille pour étudier, ses notes se sont améliorées. Avant longtemps, il était un habitué. Voyant les progrès que Shane faisait, Tracy a commencé à faire du bénévolat chez Passeport, désireuse de faire partie d'un programme qui aidait les jeunes du North End de la ville. Elle a ensuite rejoint l'équipe Passeport à temps plein.

En 10e année, Shane a eu la possibilité de transférer au Collégial de l'Université de Winnipeg, une petite école secondaire sur le campus de l'Université de Winnipeg. C'était une énorme opportunité, mais une que les parents de Shane savaient qu'ils ne pouvaient pas se permettre. Puis ils ont appris qu'il avait reçu une bourse. « Ça a fait pleurer mes parents, » se souvient Shane. « Je ne pensais jamais aller à l'université, mais être dans cet environnement a changé ma perspective. Je me suis dit : "Ce sera moi un jour." »

Commencer au Collégial était excitant, mais ce n'était pas facile. Shane était l'un des rares étudiants autochtones à l'école, et il se sentait parfois dépaysé. Après les cours, il revenait à Passeport, où Elaine l'attendait toujours, prête à l'écouter et à l'encourager à continuer. Chaque juin, elle et l'équipe Passeport emmenaient les étudiants aux célébrations de la Journée nationale des peuples autochtones à The Forks, où des aînés, des leaders communautaires et des artistes se réunissaient pour honorer les cultures autochtones.

« Je me souviens d'un conférencier qui disait qu'on pouvait accomplir tout ce qu'on se fixait comme objectif, peu importe la couleur de sa peau. Cela m'a vraiment marqué, » dit Shane.

Ces événements m'ont aidé à me connecter à ma culture et à l'accepter plus que je ne le faisais auparavant.

Shane regarde ses années de secondaire avec fierté, même si elles ne se sont pas déroulées comme il l'avait prévu. Après un revers en dernière année, Shane a pris la difficile décision de quitter le Collégial, mais il n'a jamais perdu de vue son objectif. « J'avais décidé d'obtenir mon diplôme, » dit-il. À 18 ans, il s'est inscrit lui-même dans une nouvelle école et a complété ses crédits restants. Sa photo de remise de diplôme est toujours accrochée à la maison comme rappel de ce dont il est capable.

Shane est devenu la première personne de sa famille à fréquenter l'université. Il travaille vers son diplôme en gestion tout en bâtissant une vie pour ses jeunes enfants. Suivant les traces des deux femmes qui ont cru en lui dès le départ, Shane fait maintenant partie de l'équipe Passeport Winnipeg. En tant que travailleur de soutien pour parents-étudiants, il est fier d'offrir aux jeunes les mêmes encouragements qu'il a reçus.

Quand ses enfants viennent lui rendre visite au travail, ils courent dans le centre, saluant tout le personnel par leur prénom. « Ma fille continue de demander : "Papa, quand est-ce que je peux commencer le programme ?" Je lui dis d'être patiente. Elle n'est qu'en 3e année. »

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